- Présentation
de Lassa
- Situation
géographique
- Lassa
est un ancien village qui aurait été fondé avant la
ville de Bamako. Aujourd’hui, Lassa est considéré
comme un quartier de Bamako du fait de
l’agrandissement de cette dernière. Malgré cette
proximité de Lassa du District de Bamako, il a
conservé les caractéristiques de
mode de vie rurale. Situé à l’ouest à huit
kilomètres de Bamako, le quartier de Lassa est
implanté au milieu d’un chapelet de collines. Il
est limité à l’est par le quartier de
Nyomirambougou, au sud par les quartiers de
Lafiabougou et Hamdallaye, à l’ouest par les
villages de Banconi et de Diagoni et au nord par
Sirakoro Dounfing.
-
- Elément
historique
- Le
village de Lassa serait fondé par Fanguélé Camara et
ses compagnons, chasseurs originaires de Siby. Installés
à Banconi, ces chasseurs ont découvert le site de
Lassa, très giboyeux à l’époque. Ils décidèrent
alors de s’y installer définitivement. Le nom du
village de Lassa est issu de cette volonté de rester
sur ce site (Ka Sa Gan). Le premier chef de village
fut Fanguélé Camara et son installation daterait de
la deuxième moitié du 19ème siècle.
Plusieurs chefs de village se sont succédés parmi
lesquels on peut retenir Mardiè Konaté, N’Golo
Coulibaly, Siriman Keita (1913-1945), Siriman Coulibaly (1960). Lassa comprend
aujourd’hui trois principaux quartiers :
Sido, Bougoula et Koko. Chasseurs, puis
agriculteurs et aujourd’hui ouvriers et manœuvres,
les populations autochtones de Lassa se repartissent
entre cinq grands lignages dont les patronymes sont
Camara, Keita, Coulibaly, Bagayogo (forgerons), Traoré
(forgerons). La terre est gérée d’une manière
collégiale par les grandes familles fondatrices.
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- Organisation
sociale
- Il
existe à Lassa une multitude d’associations. Les
plus anciennes sont des associations traditionnelles de
chasseurs, de masques et le conseil de village. Depuis
mars 1991, une dizaine d‘associations ont vu le jour
parmi lesquelles l’Association d’auto développement
de Lassa (développement communautaire), l’Association
des femmes de Lassa (promotion socioéconomique des
femmes), l’Association des femmes mariées non
originaires de Lassa (intégration des membres de
l’association). Dans l’ensemble, ces associations
jouent surtout un rôle culturel, de développement économique,
de mobilisation sociale et de régulation de
l’harmonie sociale. De type rurale, l’organisation
sociale n’accorde pas une place importante au rôle
de la femme dans la prise de décision, tant dans la
famille que dans les organisations sociales.
-
- Le
recensement de 1998 estimait la population de Lassa à
1458 habitants (723 hommes et 735 femmes) et à majorité jeune (8 à 40 ans). La majeur partie de
la population et la presque totalité des femmes sont
analphabètes. Les femmes constituent le groupe social
le plus vulnérable et le plus pauvre.
-
- Cependant,
l’apport des femmes dans les activités de
production est très important. Elles aident les
hommes dans les activités agricoles et possèdent
leurs lopins de terre, prêtés par les hommes. Sur
ces terres, elles cultivent du maïs, de l’arachide
et du gombo (cultures précoces) qui entrent dans
l’entretien de la famille. Les femmes sont également
des maraîchères à Lassa avec la production et la
vente des légumes verts sur les marchés de Bamako.
Les activités de petit commerce occupent aussi la
quasi totalité des femmes. La nature des produits
vendus varient selon les saisons (mangues, fanes
d’arachide et de haricots, produits maraîchers,
etc.).
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- Contraintes
au développement
- A
Lassa, les contraintes au développement sont
multiples. L’accès à l’eau potable constitue le
problème crucial. A cela s’ajoutent les problèmes
sanitaires, l’enclavement et l’analphabétisme,
reconnu aussi bien par les femmes que les hommes, comme
un frein au développement, la pénibilité de la
charge de travail quotidien pour les femmes.